Végane (mot officiellement entré dans le dictionnaire français) ou vegan en anglais, véganisme, végétarisme, végétalisme, … Des termes qu’on entend de plus en plus souvent dans les médias. Plusieurs réalités et plusieurs modes de vie se cachent derrière ces définitions.

Quelques définitions

  • Je suis Végétarien(ne) donc …
    Je ne mange pas de chair animale sous quelque forme que ce soit (volaille, viande rouge, poissons et crustacés, les fromages contenant de la présure).
    La présure, je le précise, est un coagulant du lait d’origine animale extrait de la caillette, c’est-à-dire le 4e estomac des jeunes ruminants.
  • Je suis Végétalien(ne) donc …
    Je ne mange pas non plus les sous-produits animaux (le lait de vache, de chèvre et de brebis ainsi que leurs dérivés : fromages, beurre, crème ainsi que les oeufs et les produits de la ruche).
  • Je suis Végane donc …
    Je veille à ne pas cautionner l’exploitation des animaux en adaptant au mieux mon mode de vie / consommation.

 

La Vegan Society donne une définition officielle du « véganisme » en 1979 soit il y a 40 ans … Y verrons-nous une preuve que le véganisme n’est pas un simple effet de mode comme certains le prétendent?
« Une philosophie et une façon de vivre qui cherche à exclure  autant que faire se peut  toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but, et par extension, faire la promotion du développement et l’usage d’alternatives sans exploitation animale, pour le bénéfice des humains, des animaux et de l’environnement […].

Etre végane, c’est donc consommer des produits issus exclusivement du règne végétal et non testés sur les animaux en considérant le fait que les animaux sont des êtres sentients, ayant une conscience d’eux-mêmes et une raison d’être qui leur est propre. Cette vision du rapport Homme-Animal est à l’encontre de la vision dominante dans notre société, à savoir : l’animal serait sur la Terre pour répondre aux besoins de l’Homme … Les véganes, contre l’exploitation sous toutes ses formes, prônent le respect de la Vie avec un grand « V » et le droit de chaque être à disposer de lui-même.

Faire ses courses véganes

Pour les apprentis véganes, je sais que vous vous posez de nombreuses questions quant à « bien » consommer en respectant votre nouvelle éthique. Mon premier conseil serait … de ne pas culpabiliser ni stresser ! Etre végane ne signifie pas être parfait mais prêter une attention accrue à ses achats, se responsabiliser en tant qu’éco-citoyen(ne) de cette planète. Les bonnes habitudes se prennent assez vite, notamment lorsqu’on est bien accompagné(e) (lire mon article « Etre accompagné(e) dans sa Transition Alimentaire : le bon choix »).

Végétariens et végétaliens, vous allez donc faire vos achats en supprimant du caddy les produits laitiers et carnés. Simple, non? A condition bien sûr de connaître la diversité alimentaire qu’offre le règne végétal.

Pour celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur les modes de fabrication des produits, je vous ai listé les critères / les points de vigilance pour affirmer qu’un produit est végane, de façon incontestable. Bien entendu, cela voudrait dire avoir accès à l’information sans limite de la part des fabricants, ce qui n’est jamais totalement possible en tant que consommateur. C’est la raison pour laquelle La Véganista a participé activement à la rédaction du cahier des charges du label EVE qui est le label le plus exigeant sur le marché à ce jour (aller sur le site EVE).

Les caractéristiques intrinsèques du produit végane

Les ingrédients et additifs

Le produit végane ne contient pas d’ingrédients ou d’additifs d’origine animale, et se compose donc d’ingrédients d’origine exclusivement végétale ou minérale. J’ajouterais que le produit ne contient pas d’ingrédients issus d’Organismes Génétiquement Modifiés (OGM).

Le produit ne contient pas non plus d’huile de palme ni de dérivé (par ex. la glycérine végétale). En effet, la production de l’huile de palme (végétale par nature) a de lourdes conséquences pour la planète, la faune et la flore (des brûlis sont pratiqués dans les forêts d’Amazonie, les populations d’ourang-outans sont décimées).

Le processus de fabrication

Le produit n’a fait intervenir aucun animal (ni aucune substance d’origine animale) de quelque manière que ce soit dans le processus de fabrication (filtration, chimies, récipients, matériel, etc…). Cela est, par exemple, le cas du vin qui est généralement filtré avec de l’albumine (dérivé de l’oeuf) ou de la vessie de poisson.

La procédure de nettoyage

Le produit ne doit pas avoir de contact direct, ne pas être préparé, transformé ou entreposé sur / avec des instruments ou installations ayant côtoyé des produits non végétaliens. Une procédure de nettoyage doit alors être appliquée ; si nous étions une petite souris, nous porterions un intérêt certain à la nature des éponges qui sont utilisés pour le nettoyage (naturelle ou synthétique). Une attention toute particulière doit être portée dans le cas des entreprises commercialisant plusieurs produits, véganes et non véganes. Les ateliers doivent alors être distints l’un de l’autre ou une procédure de nettoyage drastique doit être mise en place.

 

Les caractéristiques extrinsèques du produit végane

L’emballage

L’emballage du produit ne contient pas d’ingrédient d’origine animale et n’a pas nécessité l’emploi d’un animal de quelque façon que ce soit (encre, colle, …).

Les tests sur animaux

Bien sûr, une réglementation européenne existe sur le sujet, mais le produit est-il made in Europe ? Donc assurons-nous que le produit n’ait pas été testé sur les animaux (en laboratoire ou dans d’autres conditions).
Par ailleurs, le produit n’utilise pas d’ingrédients dont la provenance est hors Union Européenne (car nous n’aurons aucune certitude sur l’absence de tests réalisés sur les animaux).
De même, l’entreprise refuse l’exportation vers des pays qui rendent les tests sur animaux systématiques (notamment pour les produits qu’ils importent), telle la Chine.

La transparence

L’entreprise s’engage à faire preuve de transparence dans la communication et l’étiquetage (liste exhaustive des ingrédients et de leur origine, traduction dans la langue du pays dans lequel se fait la commercialisation).

Le transport de la marchandise

L’entreprise ne possède pas d’animaux sur le site à titre distractif ou décoratif (une ferme pédagogique, par exemple).
L’entreprise ne finance pas de programme ou d’activité nécessitant l’emploi d’animaux ou d’ingrédients tiré de leur exploitation de quelque façon que ce soit (partenariat, mécénat, soutien associatif, publicité, …).
Le produit n’a pas été transporté en même temps que des produits non véganes (sauf mesures appropriées). De même, le mode de transport utilisé n’a pas contribué à l’exploitation animale.

L’utilisation des engrais (matières premières)

Les ingrédients n’ont pas nécessité, pour leur culture ou leur obtention / fabrication, le recours à des produits ou des engrais d’origine animale. Cela exclut évidemment l’activité bactérienne qui ne peut être empêchée, le butinage libre des insectes et le parcours libre des cultures par les animaux sauvages.*

* Faisons la distinction entre les notions d’exploitation directe et indirecte :

Exploitation directe d’animaux, insectes et bactéries : possession et reproduction d’animaux, utilisation d’animaux en cage ou en pâture, utilisation d’insectes en cage ou en laboratoire à des fins de production ou de tests (intérêts commerciaux).
Exploitation indirecte d’animaux, insectes et bactéries : l’activité bactérienne naturelle, le butinage libre des insectes, le parcours libre des animaux sauvages sans intervention humaine et sans transaction financière.

Tous ces critères sont exhautifs et ont été les prémices du référentiel du label EVE. Au quotidien, d’un point de vue plus pragmatique, je vous invite à lire attentivement les étiquettes et à vous fier à l’image de la marque (les réseaux sociaux aujourd’hui nous aident à identifier plus facilement l’engagement et l’éthique des marques).

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Photo de l apochette du livre Végan pas à pas de Stéphanie Bartczak