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Le produit végane « parfait »

produit végane parfait

 

Rêvons un peu … certes la perfection n’est pas de ce monde (paraît-il …) mais libre à chacun(e) de se créer sa propre définition du « parfait ». Pour moi, vous allez rire, ce serait de vivre dans un monde où tous les produits disponibles seraient véganes ! Oui, je sais, pure utopie… mais une dynamique est aujourd’hui en marche pour qu’un jour, je l’espère, nos petits enfants ou nos arrières (arrières-arrières-etc …) petits-enfants puissent vivre dans ce monde que j’ai imaginé dans ma petite tête.

Je vous invite à lire ce billet pour comprendre que le végéta*isme n’est pas que l’affaire d’une poignée de militants-brouteurs d’herbe :  Les statistiques du végétarisme

 

Toujours avec ma complice du site Vegan France, nous avons répertorié les items qui feraient dire qu’un aliment / produit / service est végane dans le pur respect de la définition donnée par la Vegan Society il y a de cela quelques décennies.

Consomm’acteur (trice) végane, épluchez les étiquettes et soyez vigilant(e) sur plusieurs points ! Bien entendu, nous n’avons pas toujours accès à l’ensemble des informations concernant les produits que nous utilisons, mais cette liste devrait vous donner quelques bons réflexes.

Alors, chaussez vos lunettes et scrutez vos emballages …

 

Les caractéristiques intrinsèques du produit

Les ingrédients et additifs

Le produit végane (« the perfect one ») ne contient pas d’ingrédients ou d’additifs d’origine animale, et se compose donc d’ingrédients d’origine exclusivement végétale ou minérale. Et je pousserai même le bouchon jusqu’à dire que le produit ne contient pas d’ingrédients issus d’Organismes Génétiquement Modifiés (OGM).

Le produit ne contient pas d’huile de palme ni de dérivé (par ex. la glycérine végétale). Il suffit de voir les conséquences de la culture de l’huile de palme sur les populations, notamment les ourangs-outans : Voir l’article

Le processus de fabrication

Le produit n’a fait intervenir aucun animal (ni aucune substance d’origine animale) de quelque manière que ce soit dans le processus de fabrication (filtration, chimies, récipients, matériel, etc…). Cela est vrai pour le vin ; boire des fruits, c’est super, mais quand le filtrage est réalisé avec de l’albumine (dérivé de l’œuf) ou de la vessie de poisson, ça l’est nettement moins …

La procédure de nettoyage

Le produit ne doit pas avoir de contact direct, ne pas être préparé, transformé ou entreposé sur / avec des instruments ou installations ayant côtoyé des produits non végétaliens. Une procédure de nettoyage doit alors être appliquée ; si nous étions une petite souris, nous porterions un intérêt certain à la nature des éponges qui sont utilisés pour le nettoyage (naturelle ou synthétique). Mais comme nous ne sommes pas une souris, nous nous contenterons de faire confiance à l’éthique de telle ou telle marque.

Les caractéristiques extrinsèques du produit

L’emballage

L’emballage du produit ne contient pas d’ingrédient d’origine animale et n’a pas nécessité l’emploi d’un animal de quelque façon que ce soit (encre, colle, …).

Les tests sur animaux

Vaste sujet … Bien sûr, une réglementation européenne existe sur le sujet, mais le produit est-il made in Europe ?

Donc assurons-nous que le produit n’a pas été testé sur les animaux (en laboratoire ou dans d’autres conditions).

Par ailleurs, le produit n’utilise pas d’ingrédients dont la provenance est hors Union Européenne (aucune certitude sur l’absence de tests réalisés sur les animaux).

De même, l’entreprise refuse l’exportation vers des pays qui rendent les tests sur animaux systématiques (notamment pour les produits qu’ils importent), telle la Chine.

La transparence

L’entreprise s’engage à faire preuve de transparence dans la communication et l’étiquetage (liste exhaustive des ingrédients et de leur origine, traduction dans la langue du pays dans lequel se fait la commercialisation).

Le transport de la marchandise

L’entreprise ne possède pas d’animaux sur le site à titre distractif ou décoratif (une ferme pédagogique, par exemple).

L’entreprise ne finance pas de programme ou d’activité nécessitant l’emploi d’animaux ou d’ingrédients tiré de leur exploitation de quelque façon que ce soit (partenariat, mécénat, soutien associatif, publicité, …).

Le produit n’a pas été transporté en même temps que des produits non véganes (sauf mesures appropriées). De même, le mode de transport utilisé n’a pas contribué à l’exploitation animale.

L’utilisation des engrais (matières premières)

Les ingrédients n’ont pas nécessité, pour leur culture ou leur obtention / fabrication, le recours à des produits ou des engrais d’origine animale (récipients et matériel inclus). Cela exclut évidemment l’activité bactérienne qui ne peut être empêchée, le butinage libre des insectes et le parcours libre des cultures par les animaux sauvages.*

* Faisons la distinction entre les notions d’exploitation directe et indirecte :

  • Exploitation directe d’animaux, insectes et bactéries : possession et reproduction d’animaux, utilisation d’animaux en cage ou en pâture, utilisation d’insectes en cage ou en laboratoire à des fins de production ou de tests (intérêts commerciaux).
  • Exploitation indirecte d’animaux, insectes et bactéries : l’activité bactérienne naturelle, le butinage libre des insectes, le parcours libre des animaux sauvages sans intervention humaine et sans transaction financière.

Cela nécessiterait de pouvoir remonter jusqu’au fournisseur de matières premières et de disposer d’éléments concrets permettant une traçabilité parfaite … Compliqué, évidemment.